Léonide Féodorof: chez le Patriarche Tikhon
Léonide Feodorof veut l'unité entre les Eglises de Moscou et de Rome
Il est le seul à croire en une réconciliation entre les Eglises de Moscou et de Rome. L'opposition des catholiques de rite latin reste très forte. Rome attendra 4 ans avant de confirmer la fondation (lettre du 29 avril 1921) Il s'en prend fortement au clergé polonais "Les polonais ont vécu pendant des siècles au milieu des russes sans jamais les comprendre et sans jamais percevoir toutes les valeurs spirituelles contenues dans leurs traditions Ils voient leur mission, non pas dans la prédication en faveur de l'Union, mais dans le prosélytisme auprès des personnes isolées. Ils veulent s'emparer du peuple par-desus ;la tête du clergé orthodoxe; ils ne veulent pas se rapprocher du clergé orthodoxe et en seraient d'ailleurs incapable. (...) Le clergé latin est déconcerté par la passivité de notre peuple qui laisse une bande de vauriens profaner les sanctuaires grandioses et il en tire la conclusion que le peuple russe a perdu la foi. Bien sûr, en logique pure; c'est une conclusion qui se défend mais en pratique ce n'est pas ce qui se passe. Notre peuple est redoutable précisément à cause de sa capacité sans limite d"'endurer les brimades et de son pouvoir de raidissement. Il supportera à l'extrême mais au fond de son âle, il restera toujours identique à lui-même . Il acceptera certains compromis avec sa conscience oparce que, à la suite d'une sorte de laisser-aller, il ne considèrera pas cela comme une apostasie. Bien sûr, c'est là chose non seulement difficile mais en fait impossible à comprendre pour un catholique étranger" (lettre du 18 juillet 1921 au Métropolite André).
Il rencontre le métropolite de Pétrograd Benjamin
en 1918 il entre en relation avec le patriarche Tikhon
Avec les orthodoxes ils font bloc contre les agressions des bolcheviques et rédigent des pétitions et proposent ensemble une défense du christiansime contre l'athéïsme bolchevique. Les orthodoxes étraient prêts à vivre un moment de récollection avec le père Léonide mais le gouvernement a interdit toute réunion qui ne visait pas l'instauration du communisme. Mais les prêtres latins actionnaient la contre-propange de l'unité et faisaient passer des russes à l'église catholique de rite latin. "On me dit que l'Union des Eglises était une idée folle. une fantaisie. Etablir des relations avec le clergé orthodoxe était chose inutile parce que tous ces prêtres, à leurs yeux, sont de mauvaises foi et corrompus. Rapprocher le clergé catholique du clergé schismatique serait, à leurs yeux, l'exposer au danger d'indifférentisme et de tiédeyur dans son activité catholique. "Le Métroplite Benjamin fut déçu "Vous nous promettez l'Union, s'écria-t-il vous voulez nous rencontrer comme des frères et pendant ce temps vos prêtres latins sèment la dévastation dans le troupeau" Léonide pleura ce jour-là !
A moscou ; l'ambiance est moins tendue: Il fut reçu le 1er août 1921 par le patriarche Tikhon qui promit dfe calmer les gens de Pétrograd.
24 février 1922 les soviets locaux doivent sasir les vases sacrés. Le patriarche refusa qu'on touche aux vases sacrés. Les soviets l'accusèrent d'être en relation avec un groupe de russes blancs présidé par l'ancien métropolite de Karkov réunis en Sibérie et fidèle à l'ancien régime . Les Soviétiques soutenaient "l'Eglise vivante" église révolutionnaire. Qui revendiquaient l'ordination épiscopale de prêtres mariés. 16 mai 1922 le patriarche est mis en état d'arrêt. Lors d'une réception des délégués de toutes les paroisses pour le soutenir dans un moment si pénible le père catholique de rite oriental Vladimir Abrikosof remit une prière du pape Benoit XV pour l'unité. Le Père Vladimir fut convoqué les jours suivants au NKVD à cause du mot remis au patriarche. Berdiaef, Boulgakof, Lossky, et d'autres reçurent l'ordre de quitter le pays, ainsi que le père Abrikof. Mgr Benjamin fut fusillé A son procès des prêtres vinrent témoigner contre lui. Le père Abrikosof arrivé en Italie et reçut un accueil pénible au Vatican.
Les églises de Pétrograd son fermées par la force. L'athéisle est enseigné officiellement dans lers écoles. Les prêtres ne peuvent plus enseigner la religion aux enfants
21 novembre 1922 arrestation du Père Léonide.

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