« Dans l'Église, j'aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d'instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue »
Le 10 février dans la grande salle de la bibliothèque-fonds «L'Etranger russe» a eu lieu la présentation des deux premiers volumes (t.1 Vêpres et matines, t.2 Liturgie de saint Jean Chrysostome) d'un recueil en 6 volumes de nouvelles traductions liturgiques en langue russe. L'édition est bilingue, en russe et en slavon.
La traduction du texte des offices orthodoxe du grec et du slavon vers le russe liturgique a été accomplie au cours de 7 ans par un groupe de philologues sous la direction du père George Kotchetkov, doyen de l'Institut Saint Filarète. L'objectif principal de l'édition et de répondre au besoin pressant du peuple ecclésial de prière dans la langue maternelle.
Au cours de la présentation ont été entendues diverses réactions aux traductions figurant dans le recueil. Ainsi le professeur de l'Institut de la langue russe de l'Académie des sciences de Russie, V.M. Jivov a reconnu que la traduction était bonne, dans la mesure où elle était parvenue a concilier harmonieusement clarté et tradition. Le traducteur A.S. Desnitski et le poète O.A. Sédakova ont pour leur part, tout en saluant la publication, exprimé des doutes sur le caractère poétique et l'unité stylistique de l'ensemble.
Répondant aux remarques, le père George a observé que la plupart des passages incriminés étaient des citations des traductions de S.S. Averintsev ou de la traduction synodale des Ecritures, qui nécessite une révision. Il a rappelé que le problème principal aujourd'hui était moins le caractère poétique du texte que la recherche et le recueil du sens de la tradition liturgique, dans la mesure où des millions de gens ont été exclus de la vie de l'Eglise à cause de l'obscurité des offices. Pour tout ceux qui se tiennent au seuil de l'Eglise sans pouvoir y entrer, il convient dès maintenant de laisser le libre choix du russe ou du slavon comme langue liturgique.
La présentation s'est achevée par des témoignages de prêtres et de laïcs sur l'importance qu'ont eue pour eux ces traductions. « Nous sommes à une époque, a dit un prêtre, où nous devons employer toute notre vie pour faire renaître véritablement notre organisme ecclésial et je considère que cette traduction est un grand pas en avant en matière de liturgie. »
En conclusion il a été décidé de poursuivre la discussion amorcée en créant au sein de l'Institut Saint Filarète un séminaire sur les problèmes de traduction des textes liturgiques à l'exemple de celui qui existe déjà pour la traduction des Ecritures. A ce séminaire seront conviés des traducteurs, des liturgistes et des prêtres.
Source : Service de communication de l'Institut Saint Filarète

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